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Le Haut-Commissaire de l'Onu aux droits de l'homme met en garde contre le risque croissant d'exécution en Iran
information fournie par Reuters 27/02/2026 à 11:27

Le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Turk

Le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Turk

par Emma Farge

Le Haut-Commissaire aux ‌droits de l'homme des Nations unies (Onu), Volker Turk, a appelé vendredi à un ​moratoire immédiat sur l'application de la peine de mort en Iran et averti que des dizaines d'autres personnes risquent d'être exécutées après que la première condamnation à mort ​liée aux manifestations de masse de janvier a été prononcée cette semaine.

"Je suis horrifié par les informations selon ​lesquelles au moins huit personnes, dont deux ⁠enfants, ont été condamnées à mort en lien avec les manifestations", a ‌déclaré Volker Turk dans un discours prononcé devant le Conseil des droits humains des Nations unies à Genève, ajoutant que 30 autres ​personnes semblaient risquer la même ‌peine.

Un tribunal révolutionnaire de Téhéran a prononcé une condamnation à ⁠mort à l'encontre d'un Iranien accusé d'"inimitié envers Dieu". En cas de confirmation, il s'agirait de la première condamnation de ce type liée aux manifestations de masse ⁠de janvier, a déclaré ‌une source proche de la famille de l'homme.

Selon les organisations de ⁠défense des droits humains, des milliers de personnes ont été tuées lors de ‌la répression des manifestations, les pires troubles internes en Iran depuis ⁠la révolution islamique de 1979.

"Je suis extrêmement inquiet du risque ⁠d'escalade militaire dans la ‌région et de son impact sur les civils, et j'espère que la voix de ​la raison prévaudra", a déclaré Volker ‌Turk dans le même discours.

Pendant les troubles, le président américain Donald Trump a averti Téhéran qu'il pourrait ordonner ​une action militaire si le pays procédait à des exécutions.

Les discussions qui se sont tenues jeudi à Genève entre les États-Unis et l'Iran ont permis ⁠de progresser sur la question du programme nucléaire de Téhéran, a déclaré le chef de la diplomatie d'Oman, qui sert de médiateur à ces négociations. Rien n'indique toutefois qu'une avancée décisive a été réalisée pour éviter d'éventuelles frappes américaines dans un contexte de renforcement massif des capacités militaires.

(Rédigé par Emma Farge ; version française Coralie Lamarque, ​édité par Kate Entringer)

1 commentaire

  • 12:09

    Il ferait mieux de s'inquiéter sur la morts de plus de 100 000 Pa lestiniens


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